mercredi 24 août 2016

Chanson d'été

   L'été suit son cours, on sent que tout commence à redescendre, petit à petit, malgré la chaleur et la sécheresse. On rêve de pluie, et d'une bonne journée farniente à la plage quand tout le monde aura fait sa rentrée!

Les olives sont maintenant bien visibles.


     C'est l'heure des fraises et des framboises remontantes. Les récoltes sont quasi quotidiennes, et réalisées directement dans les barquettes pour ne pas abîmer les fruits. La plupart des fruits sont vendus en frais, une autre sera transformée soit par séchage, soit en sirop.

Framboisiers et grenadiers. Ceux-ci ont apprécié de profiter de l'irrigation et sont chargés de grenades. L'occasion
quand elles seront mûres de préparer de véritables grenadines!

Les framboisiers remontants sont palissés entre deux rangs de piquets et entourés de ficelle afin
de soutenir les cannes chargées de fruits.  Pas besoin de les attacher.

     C'est l'heure de fleurir pour les menthes, les basilics, les guimauves.  J'ai raté beaucoup de cueillettes à cause du séchoir qui n'était pas là. Nous devons le construire au mois de septembre afin de remédier à cela! En attendant, on profite simplement de la beauté des plantes. Mieux vaut ne pas sécher, que de mal sécher et proposer des produits de mauvaise qualité.

Guimauve
Fleur de menthe poivrée



Immortelle, armoise en fleur et sauges. 

Nous avons eu le droit a une belle visite, une tortue
d'Hermann sauvage. Une tortue terrestre protégée.
Nous l'avons gardée une journée dans un petit enclos
pour l'observer, avant de la relâcher (non sans lui avoir
donné quelques feuilles de salade pour la remercier!)




      Il était grand temps de parer les ânes mais encore fallait-il trouver le bon maréchal ferrant. Ce qui est chose faite. Le parage s'effectue deux fois par an, parfois une seule si les animaux ont l'occasion d'user leurs sabots. C'est très important pour le confort et la santé des ânes car un mauvais soin des pieds peut amener tout un tas de problèmes, d'inconfort voire de maladies. Et quand les bêtes travaillent, elles doivent avoir des pieds en bonne santé.


Le maréchal coupe la corne excédentaire avec une pince puis affine le travail
avec la râpe.







Tuyaux micro-poreux poritex : efficace, costaud, durable. Enjoy!
Mais l'été n'a pas été de tout repos car l'une des découvertes de notre nouveau pays, c'est l'eau calcaire. Très calcaire. Des heures passées à déboucher des tuyaux, changer des filtres, pour finalement se rendre compte que tous les tuyaux goutte à goutte étaient complètement colmatés...Passer tous les jours refaire des trous avec une aiguille à coudre (si, si!) afin que les plantes survivent. Finalement, se résoudre à changer de système d'irrigation en pleine saison. Pour cela, nous remercions des personnes qui se reconnaîtront qui nous ont permis de rebondir assez vite pour sauver les cultures. Désormais, les plantes sont irriguées avec du tuyaux micro-poreux spécial en tissus, enduit d'une résine qui empêche le calcaire de s'accrocher et qui fonctionne avec une irrigation par gravité (c'est à dire naturelle, sans pompe électrique ou thermique). C'est une chose importante pour nous d'avoir un système d'irrigation qui fonctionne sans électricité ni énergie fossile, simplement avec le mouvement de l'eau.

Cet hiver, il va tout de même falloir améliorer tout ça, on s'en réjouit d'avance! (je rigole!)

Des contrastes saisissants dont on ne se lasse jamais...

    Et la vie suit son cours, dans les jardins, dans les champs, mais aussi à l'extérieur. Des projets pour la ferme, mais aussi pour notre village et pour d'autres choses. C'est vrai que je n'en parle pas beaucoup (assez) sur ce blog, et pourtant se sont les engagements que nous avons par ailleurs qui donne du sens à ce que nous faisons sur notre ferme. Une idée pour un prochain article sur ce blog. A très bientôt, je vous laisse sur la chanson d'été.



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Chanson d’été

Albert Samain
Le soleil brûlant
Les fleurs qu’en allant
Tu cueilles,
Viens fuir son ardeur
Sous la profondeur
Des feuilles.

Cherchons les sentiers
A demi frayés
Où flotte,
Comme dans la mer,
Un demi-jour vert
De grotte.

Des halliers touffus
Un soupir confus
S’éléve
Si doux qu’on dirait
Que c’est la forêt
Qui rêve…

Chante doucement ;
Dans mon coeur d’amant
J’adore
Entendre ta voix
Au calme du bois
Sonore.

L’oiseau, d’un élan,
Courbe, en s’envolant,
La branche
Sous l’ombrage obscur
La source au flot pur
S’épanche.

Viens t’asseoir au bord
Où les boutons d’or
Foisonnent…
Le vent sur les eaux
Heurte les roseaux
Qui sonnent.

Et demeure ainsi
Toute au doux souci
De plaire,
Une rose aux dents,
Et ton pied nu dans
L’eau claire.

Albert Samain, Au jardin de l’infante

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