dimanche 13 mars 2016

Il est cinq heures...Paris s'éveille...




Aussitôt arrivées, aussitôt au travail! Butineuse récoltant du pollen sur un Nerprun Alaterne.


    Notre déménagement de ferme s'achève avec l'arrivée des ruches! Les voici arrivées dans le Var elles aussi, à vingt mètres de la maison.

Ah...si vous saviez. Si vous saviez à quel point on s'est demandé ce qui nous a pris d'installer le précédent rucher deux cent mètres en dessous d'un chemin carrossable dans une châtaigneraie quand il nous a fallu remonter les ruches pour les charger...

Un vrai plaisir, je vous le dit...

Début de la mission 19h donc, tombée de la nuit, nous remontons puis chargeons notre vingtaine de ruches qui nous attendaient dans les Cévennes. Avant le chargement, nous les avons sanglées avec des sangles à cliquer afin de rendre les différents éléments des ruches solidaires, et nous avons fermé les ruches afin qu'aucune abeille ne s'échappe. Arrivés vers quatre heure du matin, nous déchargeons les ruches et les installons dans leur nouveau rucher. Pas question d'aller dormir et de remettre au lendemain... tout ce travail devant se faire de nuit quand toutes les abeilles sont dans la ruche et sont calmes. Et le plus rapidement possible afin de ne pas faire souffrir les abeilles.
















 


        Une fois installées, Boris enlève les bouts de mousse qui fermaient l'entrée des ruches. Dès le lendemain, les abeilles sont sorties profitant de cette magnifique journée. Elles arrivent en pleine floraison du romarin, et celle du thym démarre. De nombreuses sources de pollen vont permettre à nos colonies de bien démarrer!


Le nouveau rucher!

Nous espérons que ces différentes miellées vont profiter aux essaims et nous permettre de multiplier nos colonies. L'idée étant de constituer un deuxième rucher de vingt ruches sur un autre terrain. Cette année est aussi une année d'observation afin de définir comment nous allons conduire le rucher. En effet, ici dans le Var, les floraisons ne sont pas les mêmes que dans les Cévennes, ni le climat. Pendant les longs mois d'été avec la chaleur point de fleurs.
Peut-être sera-t-il nécessaire de transhumer nos ruches, chose que nous aimerions éviter mais qu'il faudra peut-être quand même faire. Jusqu'à présent, notre rucher était fixe pour le bien-être de nos abeilles mais aussi pour le nôtre ; charger et décharger des ruches et les transporter en camion plusieurs fois par saison ne nous convenait pas.

Nous attendons de nous faire notre propre idée avant de prendre une décision.







Abeille sur romarin
Début de floraison du thym

    Côté jardin, tous les petits fruits sont en terre : framboisiers, groseilliers, groseilliers à maquereau et cassis. Nous attendons le passage du contrôleur bio avant de faire le travail du sol sur les autres parties du jardin. En effet, le contrôleur doit faire ce que l'on appelle un "constat de friche", nous permettant d'obtenir une derrogation et d'être certifiés bio dès la première année sur la partie jardins.


Les famboisiers sont en terre...Mine de rien, il y en a deux cent... 

   Côté oliveraies, Boris a commencé la taille. Nous taillons tout ce qui nous semble évident (taille du bois mort, mourrant ou malade; éclaircie pour permettre le passage de la lumière dans l'arbre et une harmonie d'ensemble, taille de fructification afin que l'arbre produise de nouveaux rameaux qui porterons les futures olives), pour le reste nous avons besoin de nous former. Boris va donc s'atteler à ramener ces nouveaux savoirs-faire dans les jours à venir car si certains principes de taille sont universels, la taille des oliviers a ses particularités qu'il nous faut apprendre.

A suivre...un article entier sur les oliviers!



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