vendredi 18 juillet 2014

Des nouvelles de nos Abeilles Noires - 14/07/14

Des nouvelles d'Ici

Vue d'ici ... à droite de la "Dame Allongée", par beau temps, il y a la mer...

Petits moments de stress

On en a fini avec les petites frayeurs du lancement:

- la livraison et le transfert de chaque essaim dans sa ruche définitive;
- la période de l'essaimage: bon signe, aucun essaim n'est reparti dans la nature;
- la pose d’un rucheton complémentaire ( appelé numéro III ) pour permettre à chaque essaim de se développer plus encore;
- la pose des grilles à propolis sous les toits, pour une récolte de propolis probable fin août;
- et enfin les "surprises météo".

Gros gros orages

Oui nous avons bénéficié de  plusieurs orages, avec parfois un peu de grêle. 
Ces orages peuvent écourter des floraisons et la durée des "miellées", équivalent de la ruée vers l'or pour les abeilles. Ce fût le cas pour les châtaigniers un peu mis à mal.
Pour les eaux de pluie, heureusement on avait anticipé en créant différents niveaux, sur-élevé légèrement les plateaux des ruches, et prévu de petits ruisseaux de circulation. 
Ca fonctionne bien, même sous les « seaux d’eau », et nécessite un peu d’entretien.
Enfin, les ruches ont tenu fièrement par fortes rafales de vents (pas de décollage!), 
le terrain est assez protégé et la propolis colle à merveille les ruchetons les uns aux autres. 
On pourra améliorer par des haies coupe-vents. Et il faut maintenant prévoir des arrimages plus sérieux pour les ruches qui montent sur 4 ou 5 étages.



Sur la planche d'envol ...

Ouf ...

Aujourd’hui,
c'est plus serein...
On souffle un peu en observant l’avancée des constructions de cire, les récoltes quotidiennes de pollen et miel.

Après ces deux premiers mois de ruchers…

on est plutôt satisfait du choix de l'emplacement:
Non, on ne s'est pas "planté" ! 
On avait pensé choisir pour le rucher cette dernière faïsse (terrain en étage avec murs de soutien) en contrebas des jardins, une petite châtaigneraie un peu embroussaillée certes…
La « bonne exposition »
Les ruches ne sont pas orientée à l’Est comme le préconisent souvent les manuels (mais Sud/Ouest), on avait lu ailleurs que cela importait peu en fait.

 Effectivement cela n’empêche pas les abeilles de se lever bien avant le soleil, et de rentrer au crépuscule, lorsqu’elles l’ont décidé. 
Il leur arrive même de barruler (« vadrouiller ») les jours de météo au rabais : entre deux averses, sous une pluie fine, par grand vent… 
Les ruches sont à l'abri des vents dominants, à l'ombre pour les fortes chaleurs. 
Les abeilles ont l'eau de la source des jardins à quelques dizaines de mètres et boivent même sur le goutte à goutte de l'irrigation!

Pour le mi-ombre- mi-soleil, le compromis est intéressant. On a ainsi pû rajouter un chapeau style « paillote » sur une ruche qui échappait à l’ombre d’un gros châtaignier élagué. Résultat flagrant: il a libéré des abeilles qui étaient chargées de ventiler la ruche en plein soleil.




Un Rucher tout près de la maison, quel luxe!

La proximité des ruches permet de les suivre au mieux.
La ruche Warré étant constitué de petits casiers de faible volume, il faut les rajouter au fur et à mesure des besoins des abeilles.
J’essaye de leur rendre visite tous les jours, voir à différent moment de la journée, au pire à 2 jours d'écart.
Résultat, ç'est rassurant pour l'aprenticulteur et ça permet d'observer régulièrement, de mémoriser l'atmosphère du rucher, d'apprendre à décrypter peu à peu leurs habitudes, les changements significatifs, de comparer les ruches,
tout en profitant de l'atmosphère très "zen" du rucher au milieu des châtaigniers.

… on est plutôt satisfait de nos ruches Warré toutes vitrées sur l'arrière
On peut ouvrir le petit volet de chaque rucheton ou casier indépendamment, sans déranger les abeilles, ni faire chuter la température interne de la ruche.
Au début c’est très tentant d’aller jeter un oeil « pour voir dedans »… On peut suivre toutes les activités des abeilles: la construction des cires, ou brèches, voir les abeilles stocker le pollen, le miel, construire les cellules royales...etc.
C'est ludique et aussi précieux à l’apprenticulteur pour comprendre l'avancement ou les difficultés de l'essaim.
Ces infos viennent compléter la lecture de la « planche d’envol », observations précieuses par l'extérieur de la ruche.


Travaux du Jour , la pose du rucheton N° IV

C'était avec Alexia, l'activité aménagement d'un étage complémentaire pour des essaims plus dynamiques.
On rajoute un rucheton, ou casier, glissé par en dessous, peu de trouble pour les abeilles .
Il nous faut donc soulever l'ensemble des trois casiers ( 1 vide + 2 "pleins").
Et ça commence à faire pas mal de poids et de volumes empilés, rendus bien solidaires par des joints de propolis !

Sur 2 ruchetons avec un toit (métal) et un plancher (bleu)
Les plus travailleuses sont développées sur 3 ruchetons bâtis , ou en cours de finition.

Voici donc à ce jour, la disposition classique d’un essaim, on trouve en partant du haut vers le bas:

- Le toit, puis,
niveau 1, une réserve de miel (future récolte)
niveau 2, la grappe d'abeilles sur des brèches bâties contenant des oeufs (couvain), du pollen, et un peu de miel
niveau 3, idem, en cours de construction
niveau 4, un rucheton vide, simple hall d'entrée, vide sanitaire, posé sur
le plancher.

Des essaims en queue de peloton

Reines mal fécondées...
On a 2 ou 3 ruches à l'arrêt, avec très peu de ponte, sans doute avec des reines "mal fécondées". 
C'est un peu délicat à évaluer, on espérait une reprise de ponte, en vain. Je vais devoir "bidouiller un peu technique": remettre du couvain de moins de 3 jours pour permettre aux abeilles de repartir sur une nouvelle reine (flinguer l'ancienne ... ou les laisser se débrouiller aux duels  « that is the … »

Plus lentes ...

On a 5, 6 colonies d'abeilles un peu "à la bourre", peu dynamiques, manque d'abeilles, les constructions avancent lentement ou peu... On espérait un coup de starter lié à la floraison du châtaignier il y a 15 jours. Puis les orages sont venus et la floraison a été plus courte. Certains n’hésiteraient pas à « nourrir » les essaims par un apport, sucre ou miel qui incite les reines à pondre plus. 
Mais ce geste peut semble-t-il modifier fondamentalement le comportement naturel de l’abeille (induire un côté « bétail en stabulation ») , au lieu d’obliger l’essaim à se fortifier vers plus d’autonomie... 


une ruche parrainée par Un Toit pour les Abeilles


Alors ... "Combien" ?


Et oui, c'est la question qui brûle les lèvres,
la question que nous, vous et tous celles et ceux qui ont parrainé une ruche se posent: 
combien de petits pots de miel ?
combien de kilos ?

... et dans combien de jours ?

Suspens. 
On vous tient au courant... courage!


Oh la belle Abeille Noire en Cévennes ... 




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